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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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peu auparavant; comme jestime, Madame, que vous ayez entendu, et mestant venue maintenant la nouvelle detelle mort, je nay voulu faillir de la vous mander incon-tinant, comme jay intention de vous tenir advertye detoutes les aultres nouvelles dimportance que japprendroy,par cy après et à tant.

« Madame, je supplye le Créateur quil donne à YostreMajesté très longue vie en continuelle prospérité.

« De Caen, ce dernier jour de febvrier 1562. »

La cour, qui se trouvait en ce moment au château deBlois, y reçut la nouvelle du crime de Poltrot. La reinemère écrivit tout de suite au cardinal de Lorraine pourlui apprendre « le malheureux inconvénient advenu àson frère dun paillard qui lui a donné un coup depistolet en passant ». Cette lettre, publiée dans lesMémoires de Condé, avec lorthographe italienne de laReine, se terminait ainsi :

« Encore que lon maye aseuré que le coup de vostre« frère nest mortel, si est-ce que je souis si troublée« que je ne que je souis. Mais je vous assure byen« que je meteré tout set que jé au monde et de cre-« dist et de puissance pour man vanger, et souis« seure que Dieu me le pardonnera. »

Et elle signait ; « Vostre bonne cousine, Caterine. »

Elle écrivait en même temps au connétable de Mont-morency, pour lui faire part du dessein du roi dedonner la charge de grand maître de la maison au filsdu duc de Guise,"si celui-ci mourait de sa blessure.Cest en effet au château de Blois que fut signée lanomination dHenri de Guise à la survivance de lacharge de son père (f).

(1) Mémoires de Condé, t. IV, p. 273.

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