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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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lamiral de coligny

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En définitif, tout ce que lamiral peut chercher àétablir, cest quil naurait pas donné un ordre positifde tuer le duc de Guise à ceux qui le lui proposaient.Chose remarquable! lorsquil aurait été naturel dedéférer à la demande de confrontation, que faisait Coli-gny, on se hâta de faire exécuter Poltrot ; et commela suite a montré que la reine mère nétait rien moinsque mal disposée pour lamiral, on est étonné quellelui ait enlevé ce moyen de justification, si réellement ille voulait (1). Toute la défense contenue dans lemémoire qua» cette lettre accompagnait est des plusfaibles.

Lamiral dit que la preuve que lon ne pensait nulle-ment à employer Poltrot, cest que lorsque celui-ci luifut envoyé par Soubise, Soubise recommandait de le luirenvoyer; mais il nexplique pas pourquoi, au lieu dele renvoyer, il le garda auprès de lui. On lui reprochedavoir donné de largent à lassassin, dit-il : « Sur savie et son honneur, il ne se trouvera quil ait approuvéquon attentât en cette façon sur la personne dicelui ;jusquà ce quon lui ait dénoncé un complot imaginairecontre les chefs protestants; quoi voyant, il confesseque, quand il a ouï dire à quelquun que sil pouvait,il tuerait ledit sieur de Guise jusques dans son camp, il nelen a détourné. » Et quant aux vingt écus, « il recon-noit être vrai quà son dernier retour à Orléans, environla fin de janvier dernier, après que le seigneur deFeuquières lui eut dit quil avoit connu le dit Poltrotpour homme de service, il délibéra lemployer à sçavoirnouvelles du camp des susdits ennemis, et par cet

(1) Gaspard, de Coligny, par le prince Eugène de Caraman-Chimay.