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l’amiral DL COL1GNY
plus; le duc de Savoie fit, à ce sujet, une propositiondont une copie est venue au Record office , et dont voicil’analyse :
Il y a en France quatre-vingt-seize évêchés et seizearchevêchés; il n’en veut prendre pour le moment quevingt et un : Paris, Meaux, Senlis, Beauvais, Amiens,Soissons, Noyon, Laon, Reims, Châlons, Langres,Troyes, Auxerre, Sens, Bourges, Orléans, Tours, Char-tres, Evreux, Rouen, Lisieux.
On peut en tirer 42,000 hommes de pied combat-tants, sans toucher aux villes, ne prenant qu’un hommepar village. François I er en trouva plus de 4,000, rienque dans le diocèse de Paris, le plus petit de tous.Chaque village équipera, armera un homme et payeradix livres par mois pour la solde du dit homme quin’aura plus à vivre sur le bon homme. Les maires et mar-guilliers des villages avanceront le payement pour deuxmois. Les villages, par ce moyen, seront quittesde nourrir les soldats qui passent. Le roi leur ferabailler des capitaines avec quelque nombre de vieuxsoldats pour les façonner (1).
Dans les premiers jours de janvier, les chefs protes-tants envoyèrent M. de Yezins en Allemagne, et, commeil devait passer par Londres, le prince de Condé écrività Elisabeth pour lui rendre compte des progrès deleurs armes : Coligny remettait aussi à Vezins unelettre pour Elisabeth (2), dans laquelle il s’exprimait ences termes :
« Je n’ay voulu failir avecques ceste bonne occasion
(1) Record office , State papers, France, vol. XLVI. (Copie dutemps.)
(2) Ibid., vol. XLV. (Autographe.)