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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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« à faire ce mot de lettre à Vostre Majesté pour lau supplier très humblement de vouloir avecques sa puis-« sance considérer l’estât calamiteux de ce temps et y« apporter les remedes telz qu’il a pieu à Dieu luy« donner et, pour ce qu’elle pourra estre informée de« ce qui se présente par le sieur de Yezins, je ne« l’ennuieray point d’une plus longue lettre, etc. »

Le même jour, Goligny, Coudé et Henri de Navarrepressaient le duc des Deux-Ponts de hâter sa marcheet de venir droit à la Loire. C’est le prince de Coudéqui signait la lettre, mais l'intrigant Coligny, qui nevoulait se compromettre qu’à demi, signait aussi, surl’exprès commandement, disait-il, de « Messeigneursles Princes ».

« Monsieur mon cousin, nous vous avons prié par« plusieurs lettres et despesches, écrivait Condé, vous« en venir droict à la rivière de Loire pour favoriser« nostre passage, et parce que nous sommes advertis« que nos ennemis, sous prétexte de quelque propos de« paix, taschent d’empescher ou retarder le secours« qu’il vous plaist nous donner, nous avons bien voulu« vous faire ceste recharge pour vous prier croire qu’il« n’y a moyen d’acquérir seureté et repos que par une« bonne advantageuse victoire, laquelle nos ennemis« cognoissent bien ne pouvoir empescher, si Dieu nous« fait la grâce d’estre unis et joints ensemble; à cesLe« cause nous vous prions encores un coup vous ap-« procher de la riviere de Loire, en tant de diligence,« où ne fauldrons vous aller trouver. »

De concert avec Condé et le roi de Navarre, Colignyécrivait encore au prince d’ürange.

« Nous avons entendu que on a commencé vous« tenir propos de paix et d’aultant que nous sçavons