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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amuul du coligny

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une mauvaise querelle devant Dieu et les hommes :c’était dommage car s’il eust été employé ailleurs, ilpouvoit servir à la France. »

Revenons maintenant aux faits de cette déplorableguerre civile que la mort de Condé ne parvint pas àarrêter.

Coligny rallia les restes de l’armée calviniste, dontle Béarnais fut proclamé généralissime. Les affairesdes huguenots se rétablirent en peu de temps. Le vain-queur de Jarnac échoua dans les trois sièges de Co-gnac, d’Angoulême et de Saint-Jean d’Angély ; 13,000 Al-lemands parcoururent et pillèrent la France de l’est àl’ouest, sans rencontrer d’obstacles. Ils avaient à leurtête le célèbre Guillaume de Nassau, dont les descen-dants devaient un jour occuper le trône d’Angleterre.A l’arrivée de ces troupes, Coligny reprit l’offensive,et, vainqueur près de la Roche-Abeille d’une arméeitalienne, venue au secours des catholiques (1), il allainvestir Poitiers. Mais cette ville était défendue par lecomte de Lude et Henri de Guise : la résistance dujeune duc et l’approche de Monsieur forcèrent l’amiralà la retraite. En même temps les catholiques reprirentla Charité.

Dans le Béarn, leurs armes prospérèrent moins.Terride, vaillant capitaine que le roi leur avait en-voyé, commença par soumettre tout le pays, à l’excep-tion de Navarreins, dont il résolut de faire le siège.L’amiral envoya des secours aux huguenots par Mont-gommery; et Terride, réfugié dans Orthez, y fut forcé;

(1) Elle avait été envoyée par le pape Pie V, sous les ordres ducomte de Santa-Fiore. (M, de Fallouv, Hist. du Pape saint Pie V.t. I» r , p. 218-221.)

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