l’amiral de coligny
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Affaibli par des pertes récentes, Coligny cherchaità éviter un engagement général. Mais les reîtres, qui,depuis quelques mois, ne touchaient plus de solde,entraînèrent l’armée au combat. En moins d’une heure,les protestants perdirent huit mille hommes dans laplaine de Moncontour, tandis que les catholiquesn’eurent à pleurer que cinq mille des leurs.
Coligny reçut une blessure assez grave ; néanmoinsil rassembla les restes de son armée et gagna la Gas-cogne. Les hostilités continuèrent encore quelquetemps. Les protestants, malgré les défaites, n’étaientpoint abattus, et la cour se lassait d’une guerre inter-minable. A force de prudence et d’activité, l’amiraleut bientôt réparé ses pertes. Toutefois il était las dela guerre civile. Charles IX désirait aussi la paix,et Catherine de Médicis désespérait de triompher, parla force, d’un général trop habile et d’un parti tropfécond en ressources.
De nouvelles négociations amenèrent la paix de Saint-Germain, basée sur les deux précédentes; les hugue-nots obtinrent quatre places de sûreté, pendant deuxans : la Rochelle, Mautauban, Cognac et Chartres. Letraité de Saint-Germain rendit quelques instants decalme; mais les ressentiments étaient restés vivacesau fond des cœurs.
« La paix de 1570 est un des résultats de cettepolitique de bascule et de compromis qu’affectionnaitparticulièrement la reine mère. Les deux partis épuisésy consentirent facilement, sauf les catholiques exaltésqui, en voyant les avantages considérables accordésaux protestants vaincus, se crurent trahis par la couret ne se gênaient pas de le dire tout haut. Charles IXtrouva là un moyen de mettre fin aux succès militaires