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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

rise par ce mot : Sta volentieri fra les dame. « Il se tient-volontiers parmi les dames. » Il y a loin de la naturede ce dameret à celle du roi son frère, ce chasseuremporté qui s’égare dans les forêts et se tue à chasserde la trompe. En 1572, Giovanni Michieli dit du ducd’Anjou :

« Maintenant, tous ses instincts de bravoure etses graves desseins dont on parlait ont entièrementdisparu; il s’abandonne à une telle oisiveté, il s’éloignetant de tous exercices, que chacun s’en étonne.... Il estl’œil droit et l’âme de la reine mère, elle ne le quittejamais; dans ses voyages, dans ses allées et venues,elle l’a toujours avec elle,... Sur lui maintenant reposenttous les desseins de la reine; elle lui voudrait voir unecouronne étrangère, et afin, — en cela elle a quelqueraison, — d’empêcher que, demeurant en France, ladivision ou la rivalité ne s’établisse entre les deuxfrères; on en a déjà vu quelques marques à propos decertaines paroles. »

Nous verrons Henri de Valois jouer un rôle impor-tant dans le coup d’État du 24 août, et montrer, dansces conjonctures, combien il est plus Italien et plusMédicis que Français et Valois.

Quant au duc d’Alençon, François, selon l’expressionde la reine, il faisoit toujours le fo 1 . Ce second frère duroi était pourtant d’une nature taciturne, on ne savaitjamais ce qu’il lui passait par la tête. Ambitieux sansmesure, il avait des faiblesses impardonnables. Demême que Henri d’Anjou peut être comparé à Philipped’Orléans, de même François d’Alençon ressemble auversatile, pusillanime et médiocre Gaston d’Orléans.On négociait alors son mariage avec Elisabeth d’Angle-