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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

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terre, bien qu’elle- eût trente-sept ans, et lui, à peinedix-sept. Mais les intrigues matrimoniales de Catherinede Médicis ne devaient pas plus réussir pour son plusjeune fils, qu’elles n’avaient réussi pour Monsieur.

Celui des seigneurs catholiques de la cour de Francequi attirait le plus l’attention, et semblait destiné àjouer le rôle le plus important était le duc Henri deGuise, fils du Balafré. Sans réunir au même degrétoutes les vertus de son père, il s’était montré digne derecueillir un si noble héritage; les circonstances mêmen’avaient pas tardé à lui faire jouer un rôle politiqueplus important encore.

« Dès que l’âge le lui avait permis, il avait mis savie et son épée au service de la même cause; à dix-neuf ans, il s’était couvert de gloire en défendantPoitiers contre l’armée de Coligny ; à vingt-cinq, il avaitbattu les huguenots à Fismes, au prix d’une blessurereçue au visage, ce qui lui avait valu le surnom deBalafré. Son brillant courage, sa bonne mine, soncaractère chevaleresque, lui avaient dès l’abord conciliétous les cœurs. Idole du peuple et des soldats, il eût putout entreprendre si le sentiment du devoir et unecertaine prudence naturelle ne l’eussent retenu dans lesbornes. Ses ennemis, toutefois, l’accusaient de préten-dre au trône, et peut-être en effet que, par moments,lorsque la foule applaudissait à ses triomphes et l’eni-vrait de ses acclamations, il avait peine à se défendrede ces rêves de l’ambition , mais ce n’étaient là que devagues et passagères impressions; au fond un mobileplus noble inspirait sa conduite. Youé par ses traditionsde famille à la défense de la religion catholique, Henride Guise avait mis la gloire de sa vie à en assurer le

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