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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

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pénétration, avait tenu le pouvoir et conduit leroyaume depuis près de treize années! Une guerre depar Coligny, une guerre à l’Espagne, le roi à la tête destroupes, avec la ileur de la France autour de lui, etl’amiral, moteur de tout, agissant et voulant! Queserait-elle alors? une femme dans l’État, mais nonplus la régente, non plus cette grande reine mère tantcrainte, tant obéie! Elle vit le danger (1).

« Ces provocations, écrit M. Alfred Maury, ont cer-tainement poussé Catherine, le duc d’Anjou et leursfamiliers à frapper les chefs du parti huguenot, ilsvoulurent prévenir dans Paris un mouvement des pro-testants qui n’aurait pu être arrêté sans mesuresrépressives, et du sang versé, que par la punitionexemplaire de l’attentat dirigé contre Coligny, châtimentauquel la part qu’ils avaient prise dans le crime lesrendait fort opposés (2). »

Nous possédons à ce sujet une scène reproduite parl’auteur des Mémoires de Gaspard de Tavannes; résu-mons-en les traits principaux : « On avertit la reinemère de regagner la puissance que l’amiral lui avaitfait perdre. La jalousie du gouvernement de son fils etde l’Eslat, ambition démesurée, enflamme, brusle laroyne dehors et dedans, et tient conseil de se défairede l'admirai. Le roi chasseur va à Montpipeau, la royney court; enfermée en un cabinet avec luy, elle fond enlarmes et dit : « Je n’eusse pensé pour avoir pris tant« de peine à vous eslever, vous avoir conservé la cou-« ronne... que m’eussiez voulu donner récompense si

(l 1 Armand Baschet : la Diplomatie vénitienne.(2) Journal des Savants, septembre 1871, p. 432.