l’amiral DE COLIGNY
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(langer qui le menaçait. Catherine n’hésita plus. Il estfort probable qu’elle fut confirmée dans sa résolution,comme le croit non sans motif M. Loiseleur, par lalecture d’une lettre datée du 5 août 1572, où le roid’Espague conseillait le meurtre de l'amiral et offraitson concours à Charles IX, afin de l’aider à purger sonroyaume de ses ennemis, non par un massacre, mais,loyalement, les armes h. la main.
« Ici apparaît dans toute sa noirceur le génie machia-vélique de Catherine. Elle sait qu’il existe une femme,une autre Italienne, qui ne désire pas moins ardem-ment qu’elle la mort de l’amiral. C’est la duchesse deNemours, de la maison d’Esle, la veuve du grand Guise,assassiné par Poltrol, mais, suivant la duchesse, àl’instigation de Coligny. Catherine, pour se mettre àcouvert, pour écarter de sa tôle tout soupçon et pourfaire croire à une vengeance privée, va trouver secrète-ment la duchesse et la pousse en avant (1). »
Tout d’abord, il fut, paraît-il, « délibéré que M. deGuise lueroit M. l’amiral en une course de bague quefaisoit le Roi dans le jardin du Louvre (2). » Peut-êtreespérait-on par ce coup soulever un tumulte au milieuduquel Henri de Guise serait tué à son lotir (3); mais leroi et ses frères pouvaient succomber aussi. Catherinealors essaya de confier le soin du meurtre de Coligny à
(1) R. Ciiantelalze : Catherine de Médicis et la Saint-Bar-thélemy.
(2) Bouillon : Mémoires, 6d. Didier, p. 9. — Je ne crois pas qu'iltaille ajouter foi au récit, recueilli par des historiens très sérieux,du duc do Guise, mettant une arquebuse dans les mains de samère et lui conseillant do tirer d'une fenêtre sur Coligny quitraversait la cour du Louvre.
(3) De Tiiou, I, lii.
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