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L AMIRAL DE COLIGNY
un des capitaines gascons, mais elle ne put en trouverpour une telle mission. Alors le duc d’Aumale, oncle duduc de Guise, procura Louviers, seigneur deMaureverten Brie (1).
C’était un ancien page du duc de Lorraine, qui, dans json enfance, avait assassiné le gouverneur des pages, jet s’était enfui en Espagne. En 1869, il avait obtenudes lettres d’abolition pour ce premier crime, et s’étaitoffert pour tuer Goligny pendant la guerre. La couravait accepté ses services et lui avait facilité les moyensde se rendre dans le camp huguenot; là, il manquad’audace, tomba dans la misère, fut recueilli par lebrave de Mouliy, un des chefs huguenots, qui luidonna un cheval, et qu’il assassina lâchement.
« Maurevert, assassinateur de Mouhy, est choisi :
« blasmé de ce premier coup par le sieur de Tavannes,
« maintenant, par commandement de la Royne, agrée« par luy pour effect semblable » (2). Il arrive à Paris le18 août, pendant la messe de mariage du roi de Navarre ;il se loge dans une maison du cloître Saint-Germainl’Auxerrois, qui appartient au chanoine Pierre de Ville-mur, ancien précepteur du duc de Guise, et qui est habitéepar Chally, maître d’hôtel du duc d’Aumale; le duc deGuise lui prête un cheval pour favoriser sa fuite ; Henri deGuise lui procure une arquebuse de ses gardes-suisses;chacun semble tenir à honneur d’avoir sa part de com-plicité avec cet homme. Maurevert se place à une fenêtregrillée du rez-de-chaussée; « il s’alfuste, il se couvre de« drapeaux aux barreaux des fenestres, dispose sa fuite« par une porte de derrière (3); » il attend trois jours.
(1) Tavannes.
( 2 ) Ibid.
( 3 ) Ibid.