l’amiral de coligny
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Pendant ces trois journées, à la cour « masques,« bagues, ballets ne s’espargnent. L’amiral se fasche,« croit l’esprit de la cour être ensevely dans tournois« et mascarades, menace de partir. Il est pourveu, reve-« nant du conseil, par une arquebusade dans les deux«bras ». Il demeure près du Louvre, à l’hôtel descomtes de Ponthieu, rue de l’Arbre-Sec, au coin de larue de Bétbisy (1). Le 22 août, il traverse, pour rentrerchez lui, en lisant une lettre, la rue des Fossés-Saint-Germain-TAuxerrois, passe devant la fenêtre au treil-lage de fer, reçoit une balle dans l’aisselle ; une autreballe lui casse un doigt (2).
Le chevalier Cavriana, dans une lettre adressée ausecrétaire d’État, Goncini, à -Florence, donne desdétails à peu près semblables :
« Le bonheur de l’amiral voulut qu’il eût aux piedsdes mules qui l’empêchaient de marcher à son aise.Pendant qu’il battait la terre du pied droit pour lesmieux enfoncer et qu’il se disposait à faire de même dupied gauche, il s’en vint à reculer un peu, et comme ilretira tout son corps en arrière, il arriva que les brasreçurent et relevèrent le coup qui, sans la pose nouvellequ’il avait prise, arrivait droit au milieu du corps (3). »
Remarquons cependant que, dans cette aventure del’arquebusade, il y a bien des points obscurs. Ainsitous les historiens, jusqu’ici, ont été d’accord pouraffirmer que le coup fut tiré par Maurevel, appeléaussi Maurevert et Maurevers.
(1) Cotte maison est devenue plus tard une auberge sous le nomd’hôtel Saint-Pierre. Voir Voltaire, notes do la Ilenriade.
(2) H. Forneron : Les ducs de Guise et leur époque,
(3) Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane,publiées par M. Desjardins, t. III, p. 812.