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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

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« suspecte et y prendre garde; dont il m’avoit bien« voulu advcrlir, comme l’un de mes meilleurs sub-« jects' et serviteurs, avant que mourir. Eh bien ! mort-« Dieu, puisque vous l’avez voulu sçavoir, c’est ce que« me disait l’amiral. » Gela dit de passion et de fureurnous toucha si grandement au cœur, que nous excu-sant toutefois l’un et l’autre, amenant beaucoup dejustifications à ce propos, y ajoutant tout ce que nouspouvions de nos raisons pour le dissuader de cesteopinion, depuis le logis de l’admirai jusques au Louvre,où, ayant laissé le rov dans sa chambre, nous nousretirasmes en celle de la royne ma mère, offensée aupossible de ce langage de l’admirai au roy et encoresplus de la créance qu’il en avoit, craignant que celan’apportast quelqu’altération et changement en nosaffaires et au maniement de l’Estat. Et pour n’en riendesguiser, nous demeurasmes si dépourveus et de con-seil et d’entendement, que, ne pouvans rien résoudreà propos pour ceste heure là, nous nous retirasmesremettans la partie au lendemain. »

Les deux chefs du parti protestant, Henri de Na-varre et son cousin Condé, se rendirent auprès du roi,se plaignirent d’une action si détestable, et déclarèrentqu'ils venaient prendre congé de Sa Majesté, ayant des-sein de quitter la ville, puisque ni eux ni leurs amisne s’y trouvaient en sûreté.

Catherine dit à son fds :

« —■ Il faut promettre justice et garder que personnene sorte; puis on avisera au reste. »

Alors le roi se répandit en menaces contre les fau-teurs du meurtre et leurs complices, et surtout contrele duc de Guise.

« Et si M. de Guyse ne se fust tenu caché tout ce