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l’amiral du coligny
intellecluelle, rongée d’une ambition mauvaise, et ducaractère le plus pervers.
Mais il fallait montrer qu’il n’est pas vrai de dire queles catholiques se font quand même les apologistes decette princesse, et que L'Univers, souvent cité pour soninlransigeance et son intolérance, n’a pas craint d’ex-primer une opinion absolument défavorable à la causede Catherine.
Il ne faut pas oublier que celle-ci n’a jamais eu qu'unseul but : le pouvoir pour elle sa vie durant, le pouvoirmaintenu dans sa famille, après sa mort.
Où nous serons d’accord avec M. Léon Bloy, c’est lors-qu’il pense que Catherine de Médicis n’eut jamais abso-lument en vue le triomphe du catholicisme, et qu’il luidénie toute passion religieuse. Il est assurément trèsvrai de dire que, pour Catherine, la religion ne futjamais qu’un moyen.
« L’instant approchait où la colère du peuple allaitéclater, dit Capefigue. Il est puéril de croire que lemariage de Henri de Béarn avec Marguerite de Valoisavait été arrêté dans le dessein de réunir toute lanoblesse calviniste à Paris, afin de s’en débarrasserpar un grand carnage. Ceci put être conçu par quel-ques têtes du parti catholique ; on put envisager la pos-sibilité d’un massacre général des huguenots, coupd’Etat sanguinaire qui était comme une nécessité departi pour ressaisir le pouvoir. Mais cet événement nefut ni préparé ni concerté avec tant de soins; il arrivacomme arrivent toutes ees fatales exécutions popu-laires : par un mot, par un acte, par un accident;quand les choses en sont venues à un certain point, unsignal suffit pour l’explosion, et elles éclatent plus