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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral DR COLIGNY

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Que la reine mère ne prévit que le meurtre des chefsdu parti protestant, et non point un massacre général,de même que le roi, en cédant aux obsessions deCatherine de Médicis, vit dans la mesure proposéel’unique moyen de sauvegarder sa couronne et dedéfendre son autorité;

Que le peuple obéit à une irrésistible impulsion, néede la haine contre le parti protestant qui menaçait lasécurité des personnes, suscitait les guerres civiles,ruinait la fortune publique, mettait en danger, d’unefaçon permanente, l’ordre social;

Que le clergé n’eut aucune part, ni directe, ni indi-recte, au coup d’État du 24 août 1372, n’y participa enaucune manière, n’en retira aucun bénéfice.

Ce n’est donc pas aux catholiques qu’il faut reprocherla Saint-Barthélemy; ce n’est pas davantage à lamonarchie.

Cet acte fut l’œuvre personnelle do Catherine.

Élevée dans les idées et les errements delà politiquede Machiavel, elle appliqua strictement l’axiome quisert de base, aujourd’hui encore, à la politique de tousles gouvernements, sans distinction d’origine : La finjustifie les moyens.

Tl est impossible de justifier cet acte, si l’on croit hl’honnêteté politique, si l’on juge d’après les théoriesactuelles, d’après nos mœurs, nos usages, nos senti-mentalités de convention.

Rien n’est plus facile, au contraire, si l’on se reporteaux habitudes, aux mœurs, au caractère du siècle quivit cet effroyable châtiment de la plus certaine desconspirations.

Enfin le massacre de la Saint-Barthélemy, dont lescatholiques ne doivent jamais accepter la rcsponsabi-

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