l’amiral du cougny -413
neur je vous prie à mains joincles commence par cettestrophe :
Chantons, dévots chrétiens, vrays catholiques,
De ce bon Dieu les œurros magnifiques,
Lequel nous a préservé des liens
Dont nous voulaient lier ces maudits chiens.
La suite du cantique ne le cède guère en violence à cepremier couplet. Nous avons dans les soixante-cinq stro-phes dont le morceau se compose, choisi les plus intéres-santes, celles dont l’esprit est le plus caractéristique :
Chantons, chantons, la ruine et la delïaictoDe cette troupe orgueilleuse et infecteD'erreur comblée et de séditionQui ne cherchait que notre éversion.
O faulx Gaspard Colligny plein de rage.Où avais-tu le cœur et le courageDo te montrer si fort audacieuxQue conjurer mômes contre les cioulx.
Tu as formé par doctrines infâmesL'impiété, la ruine des âmesEt mis à sac par les cruels discordsDes bons Français les biens avec le corps.
Mieux eut vallu qu’au ventre de ta mèreT’oust estranglô la Gorgone ou chimèreNous n’eussions pas par tes desseins couvertsTant de tourments et troubles si divers.
En tes fillets et liens tu culassesDos ignorants, simples populasses,Les abusant de ta religionMais ce n’était que par ambition.