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brèches osseuses, qui renferment les débrisaccumulés par le déluge Scandinave et le dilu-vium des Alpes, ne fournissent aucune donnéesur l’apparition de l’homme. Les premièrestraces de l’industrie humaine se rencontrentsur les plateaux élevés, dans les antiques sé-pultures, comme aussi au fond des eaux calmesqui ont protégé contre les agents de destructionles armes et les outils ébauchés par la civilisa-tion au berceau. Les premiers hommes, témoinsdes mouvements convulsifs de la terre, encorerécents et très fréquents, n’ayant que les mon-tagnes pour asile contre les inondations 1 , sesont promptement associés pour se défendrepar le nombre et travailler en commun à secréer des abris et des armes.
En Savoie , les hauts plateaux turent lespremiers habités, les hommes de ce temps nedescendaient guère au fond de ces vallées dé-vastées par les érosions des torrents, ou sur lesrives de ces bassins recouverts par de largesnappes d’eau stagnante et d’où les éloignaientune atmosphère malsaine et d’inextricablestaillis. Réfugiés d’abord dans les grottes qu’ontrouve en si grand nombre au flanc des Adpes,à mi-côte, puis se bâtissant des abris de boiset de pierre , les habitants primitifs de nosrégions s’armèrent de silex, de jades, de cail-loux durs polis par le frottement, avant d’uti-liser le cuivre dont les affleurements frappèrentà leur tour leurs yeux. Cette découverte marque
1 Malgré les découvertes récentes, exagérées par l’imagina-tion de certains savants, la théorie parfaitement simple etlogique de Buffon sur les premiers pas de la civilisation hu-maine, est toujours celle à laquelle il faut revenir. Voir lesEpoques de la nature , tome XII de l’édition de 1778, 322 à 325.