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considérées comme des sortes de comptoirssemblables à ceux dont parle Hérodote à pro-pos des usages commerciaux des Phéniciens,ou des ports d’embarquement, des villages debateliers, servant à relier l’un à l’autre, par lavoie aisée de la navigation, les tronçons deroutes antiques qui, à une époque de civilisa-tion relativement, avancée, suivaient les crêteset venaient aboutir aux rives des lacs. Tellessont, dans le lac du Bourget, les stations lacus-tres de Châtillon en face de Conjux, de Grésineen face de Ilautecombe, de Cornin en facede Bordeau 1 ; dans le lac d’Annecy, les stationsà l’opposite de Duingt et de ïalloires ; dans lelac de Genève, celles d’Evian et d’Ouchy,d’Yvoire et de Nyon, etc.
Le versant occidental des Alpes présentaitalors ces aspects saisissants dont les habitantsprimitifs de la Savoie et de l’Helvétie ontconservé l’image dans des noms qui se sonttransmis jusqu’à nous comme caractéristiquesde cette région. A l’horizon, les cimes neigeu-ses, les montagnes grises, the graüce Alpen 2 ;sur les pentes, d’épaisses 'et sombres forêtsde sapins, Sap-Wald en celtique, d’où la tra-duction latine de Sapaudia; au pied des mon-tagnes, dans les gorges étroites, des torrentsécumeux; dans les vallées plus larges, des lacs
modernes, 1860. — Le docteur Gosse, de Genève, continue,par ses fouilles, ses mémoires et ses caries, l’œuvre intelli-gente et critique de Troyon. En Savoie, Mil. Rabut, AndréPerrin, le comte Costa, ont exploré le lac du Bourget.
1 La voie antique du Mont-du-Chat descend sur Bordeauet celle de la Chambotte sur Grésine.
2 Simon Pelloutier. Histoire des Celtes, II, 134. Edition de1771.