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délimités pécuniaires pour le dommage causé.En janvier 1325, l’arbitrage du comte et dudauphin fait rentrer en grâce les villages del’Arc au prix de concessions réciproques. Deuxans plus tard, nouvelle insurrection plus for-midable que la précédente, dirigée cette foispar les habitants des deux Albiez et de Val-loires, soulevant toutes les paroisses de la rivegauche de l’Arc et des montagnes qui séparentla Maurienne du Dauphiné. L’évêque ot leschanoines, assiégés dans la ville de Saint-Jean,prirent la fuite ; leurs familiers furent tués,les églises incendiées, les palais épiscopauxd’Arve et d’Ayton mis au pillage. Retirés àAiguebelle, ils* supplièrent le comte Edouardde venir à leur secours et de les sauver de cettecage aveugle où le diable entraînait la multi-tude des serfs.
Le comte dicta ses conditions et se lit offrirles droits dont il avait paru dédaigner le par-tage en 1322. Par l’acte solennel du 2 février1327, l’évêque et les chanoines associent lecomte de Savoie à leur temporel et partagentavec lui tous leurs droits de juridiction au civilet au criminel, sous la seule réserve des casecclésiastiques 1 . En garantie, ils livrent aucomte deux tours sur les bords de l’Arve, àtitre de fief; en retour, Edouard s’engage àrétablir l’évêque dans tous ses droits et à punirles rebelles. Il ne paraît pas que les soldats ducomte aient eu facilement raison des hommesdes villages, fort nombreux, réfugiés dans des
1 Consociant, socium et dominum faciunl , constituunt etcréant in episcopatit et capitula per me.rum et mixtum impe-rium. etc. (AU. TCîU.W Chance Moriennenses. CL.)