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lieux inaccessibles, et enflammés d’une persé-vérance que le démon seul pouvait inspirerCes coups de vigueur, si contraires aux libé-ralités de sa jeunesse, et cette exécutionréfléchie des projets paternels, ne doivent-ilspas modifier la réputation d’insouciante légè-reté qu’on a faite au prince Edouard? Quel-ques mois plus tard, il menaçait les Vallésansd’une intervention semblable à celle qui venaitde réussir en Maurienne; l’évêque de Sion,Aymon, n’écarte ce péril qu’en faisant appelau vainqueur de Varey et au baron de Fau-cigny. La crainte d’une coalition contre laquelleil n’était pas prêt arrête le comte de Savoie,qui transige et passe en Bourgogne, d’où ilconduit ses chevaliers à la guerre de Flandre.Edouard seconde vaillamment Philippe de Va-lois à sa folle journée de Mont-Cassel (1328);sa témérité y fit adopter le conseil imprudentdu vieux Châtillon : Qui a bon cœur a toujoursle temps à propos. Sus aux vilains! Les chro-
1 Magnâ muUtlndine ac forliludine locornm, nequitiis au-daciœ, auctore Diabolo, in maliliis et rebellionibus perse-veraruut, mullague perpetrarunt facinora. sed recitare adlongum raide laboriosum est. 'Ibidem.) Les villages des Arvesfurent punis par l’incendie d’après une tradition dont, j’aimeà croire certains détails fort exagérés. Voir h ce propos lesrécits contradictoires des chanoines Grillet et Angleys, et deJ.-B. Alex. En 1330, le malheureux Aymon n’était point en-core rétabli sursoit siège; retiré îi l’abbaye de la Novalèse,il y mourut de chagrin. La jacquerie de Maurienne se pro-longea jusqu’en 1348, car les religieux de la Xovalèse, pourjouir des revenus considérables qui leur étaient assignés surles paroisses de la vallée de l’Arc, furent obligés d'associerle comte Yerd, pour un tiers, à la perception des dîmes ;moyennant cet abandon , le prince prit l’engagement, de leurtenir compte personnellement des deux autres tiers. Acte du26 juin 1330. (Chartes de la Novalèse.) Voir, pour ce qui pré-cède. Besson (Mérn. ecclcs. page 295 et Preuves n os 78 et 81).