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Tome premier.
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l’instruction dans les campagnes par le motifque les ouvriers de ferme illettrés sont desoutils plus maniables.

La préoccupation des intérêts matériels asouvent emporté l’Eglise dans le tumulte despassions humaines; mais elle y fut contenuepar la liberté civile qui l’empêchait de dégé-nérer en théocratie dominatrice 1 . Dans untemps où le salut public exigeait que le clergés’associât à tous les actes de la vie sociale,c’eut été vouloir l'impossible que de demanderaux prêtres et aux moines un complet détache-ment des étreintes du siècle. Tout en applau-dissant aux services rendus par l’Eglise, auxvertus et aux exemples des grands moines, ilfaut faire la part des imperfections dont rienn’est exempt en ce monde. De ce que maintesfois les moines, menacés aussi par les abus dela force, s’associèrent aux serfs insurgés contrel’injustice' 1 2 , il n’en faut pas conclure que lesmonastères à leur tour, là surtout où ils neredoutaient pas eux-mêmes l’oppression d’unseigneur, ne se rendirent jamais coupablesd’excès de pouvoir. Si Pierre de Blois écrivaiten plein moyen-âge ces belles paroles : Il y adeux choses pour lesquelles tout chrétien doitrésister jusqu’au sang : la justice et la liberté 3 ;on trouve aussi de nombreux cas où les reli-gieux refusèrent, comme les seigneurs laïcs,d’accorder les garanties civiles et politiques

1 Le P. Lacordaire. Des Flaviens et des Capétiens. (Le Cor-respondant. 25 juin 1859.)

2 Témoin la charte De libertalibus comitatûs Devoniœ, pu-bliée par K. Digby CUores calholici. X. 167;.

* Petrus Blesensis. De institut, episcop.