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1360-1305
seil, étudier les causes et rendre une décision,que deux ou trois de ses membres soientréunis là où réside accidentellement le prince;les hommes du tiers, plus assidus à leur tâ-che que les gens d’église ou d’épée, siégerontpresque toujours, et finiront par rester seulsjuges des sentences. Le comte Amédée im-porte aussi de France l’usage du contre-scelet du contre-seing 1 2 , preuves palpables de l'au-thenticité des actes dans un temps fertile enfaussaires h
L’empereur Charles IV 3 allait se faire cou-ronner à Aides ; depuis que les papes résidaientà Avignon, les princes faisaient le voyage deProvence au lieu du pèlerinage de Rome. LeComte-Verd y suivit son cousin qui, mécontentde la marche des affaires italiennes et desallures équivoques du marquis de Montferrat,avait quelque regret de ses patentes de 1355.En traversant Chambéry, l’empereur y reçuten grand appareil l’hommage féodal du comtede Savoie :
« Il fut conduict en la grande salle du cliasteau où onl’assit pour le repas ; Aîné le Verd et ses barons le ser-
1 I.e contre-scel, accessoire du contre-seing, était un petitsceau apposé sur le tiret de parchemin ou les cordons de soiequi attachent les titres scellés en chancellerie. — Manni. I si-fjiUi an'.ichi dci secoli bassi. 1739 — 86. — Natalis de Wailly.Paléographie. 1838.
2 Le -29 novembre 1393, Amédée VFII confirme des réduc-tions de cotisations et des droits de pêche accordés il la villede Chambéry par un édit de Bonne de Bourbon du 3 février1392 , ratification devenue nécessaire, le premier acte étantirrégulier par l'absence de sceau. (SOC. SAV. III. 109.)
3 De Luxembourg-Bohême, empereur de 1347 à 1378, et queles auteurs savnyens appellent à tort Charles III, lequel nefut autre que Charles-le-Bros, empereur, déposé en 887.