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Tome deuxième.
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1563

assassinés à Montbrison, Valence, Pierrelatte.L’attitude de certains hommes publics deChambéry donnait aussi de sérieuses inquiétu-des à la régente ; si le duc se déclarait pour laRéforme, c’en était fait de la dynastie des Va-lois. Le péril grandissait chaque jour ; Coudélivre aux Anglais la ville du Havre; ou redouteque Grenoble et Lyon n’ouvrent leurs portes àEmmanuel-Philibert ; on se hâte de satisfairece voisin dangereux, dans le dessein de tra-verser mieux et plus vite les secrètes espéran-ces des huguenots.

Le 2 novembre 1562, la convention de Fos-san règle les conditions de la remise des qua-tre villes restituées et celles de l’occupationdes places où la France continuait à tenir gar-nison 1 . La minutie de ces clauses et leur in-terprétation donnèrent lieu, pendant douzeannéës, à un continuel échange de récrimina-tions entre les chancelleries des deux Etats.L’impatience des Italiens n’avait d’égale que ladouleur patriotique des Français ; peu de traitssuffiront à marquer les embarras de cette po-sition fausse. En 1563, le maréchal de Brissac,invité par la cour de France à se renfermerdans les limites des territoires restreints ré-servés pour le service des places de sûreté,répond au roi :

« Qu’il obéira, niais jamais de bon cœur, aux ordresde S. M. sur la restriction aux finages et juridictionsdes V places retenues, mais que sa conscience le porteà remontrer que c’est une playe dangereuse. Que lesgens de guerre et les habitans des villes demeurant.

' Traités publics de la Maison de Savoie. Tome t. page 5#(Edit. officielle de 1830. Turin).