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1572-1574
alliance offensive et défensive; craignant, di-sait-il, que la cité ne succombe aux grandesentreprises qui se trament du côté de la France,ce qui seroit très fâcheux pour luy. Genève ve-nait de recevoir dans ses murs 2,300 proscritset fugitifs ; elle n’avait que \ ,400 hommes enétat de porter les armes ; suspectant, à tortsans doute, les intentions du duc, elle ajournasa réponse sous le prétexte que le traité quil’associait aux Bernois ne lui permettait pasd’agir seule. Berne, Zurich, Soleure et Fri-bourg lui offrent à leur tour une garnison col-lective ; les syndics refusent, parce que Soleureet Fribourg exigeaient qu’on rétablit la messe,dans la ville, pour leurs soldats catholiques.Dix-huit mille savoyens des paroisses furentassemblés à Chambéry et à Annecy ; puis cegrand émoi disparut dans le tumulte européen.
Deux ans plus tard, le 30 mai 1574, le roide France mourait à vingt-quatre ans, épuiséde l’épuisement du royaume. Le duc d’Anjou,roi de Pologne depuis quelques mois 1 * 3 , s’é-chappa de ses Etats pour regagner Paris, oùsa mère manœuvrait entre les factions pourlui conserver la couronne. B pénètre en Ita-lie par le Tyrol, car, idole des catholiques,Henri III redoutait de traverser l’Allemagneprotestante ; accueilli avec empressement parle duc de Savoie et ses alliés de Venise, il perddeux mois au milieu des. fêtes que lui prodi-gue l’Italie. Emmanuel-Philibert lui donne une
1 Le due d’Anjou avait été élu roi par la diète de Pologne,le 9 mai 1573. Etudier, pour cette période, les livres du mar-
quis de Noailles (Henri de Valois et la Pologne en 1572. —
3 vol 186!) et de Jos. de Croze. / Les Valois, les Guises etPhilippe II. — 1868.)