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Tome deuxième.
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1572-1574

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escorte de sept mille Savoyens', et le fait re-conduire jusqu’à la limite extrême de sesEtats ; sur terre de France, Henri III fut atta-qué par Montbrun, chef des protestants duDauphiné, qui pilla ses équipages en disant :

« Les armes et le jeu rendent les hommes égaux.Quoy ! Le Roy m’escril comme Roy ! Qu’il sache quecela seroit bon en temps de paix et que je le cognois-tray pour Roy ; mais en temps de guerre, qu’on a lebras armé et le cul sur la selle, tout le monde est com-paignon . 1 2 »

A peine entré dans Lyon, Henri III, com-parant la fastueuse et tendre réception de Turinau triste accueil que lui avaient fait les reli-gionnaires, restitua au duc de Savoie les cinqvilles ou citadelles de Pignerol, Savillan, l’Ab-baye, la Pérouse, Génouille. Ce succès coû-tait cher à la Savoie ; à la suite des fêtes deTurin, si galamment ordonnées par la du-chesse Marguerite, qui sut y duper la Franceà l’avantage de son mari 3 , la princesse, lassedes fatigues et des émotions de son rôle,mourut presque subitement (14 septembre),sans avoir vu l’accomplissement des vœux

Q uelle formait pour son pays d’adoption. Laouleur d’Emmanuel-Philibert fut extrême;il voulut achever en personne ce qu’il consi-

1 Six mille fantassins commandés par le comte de Mazin,mille cavaliers avec le marquis de Lans. raccompagnèrent deSuze au Pont-de-Beauvoisin, tant les routes étaient peu sûres.

2 Brantôme. Des coronels français. — Pris en 1575 parl’armée royale an combat du pont de Biacons, près de Crest,Montbrun fut décapité à Grenoble. Le roi eut l'impudeur dedire en refusant sa grâce : Il verra à ceste heure s'il est moneompaignon !

! Bayle. Dictionnaire historique.