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Tome deuxième.
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1574-1575

dérait comme un legs patriotique, et tint à ceque le traité de Turin, ratifiant les accords deLyon, fût signé trois mois, jour pour jour, aprèsla mort de la duchesse (14 décembre 1574) LLa même pensée lui fit poursuivre auprès dela cour de Madrid l’exécution de l’article dutraité de 1559 qui subordonnait le départ desEspagnols à l’évacuation du Piémont par lesFrançais ; Philippe II ne s’y décide qu’à re-gret; enfin, le jour anniversaire de la mort deMarguerite, les villes d’Asti et de Sanlya sontremises aux troupes piémontaises (14 septem-bre 1575).

Marguerite de France était digne de la dou-leur de son époux et des regrets de ses peu-ples. Ses contemporains ont vanté les grâcesde sa personne, l’élévation de son esprit, lasûreté de son caractère. L’un d’eux nous alaissé d’elle ce portrait :

« Elle avoit moult grâce et miséricorde, des cheveuxblonds couleur d’épis dorés, des yeux châtains, le nezun peu fort, les lèvres grosses, la voix doulce, la peaud’un beau blanc de lait teinté de rose. »

G’étoit, dit Ronsard :

« Des neuf Muses la muse et des Grâces la grâce. »

Ses médailles, et surtout celle de 1560, qui

1 Traités publics. I, page 114. En échange de l’évacuationdu Piémont, le duc fournit à Henri III pour la guerre civile uncontingent de 5,000 fantassins; ce fut la première campaguede la milice royale; le comte Delbène n’en ramena que 500.(Cambiano. Storico discorso. MSS. delà Biblioth.de l’Univ. deTurin). Déjà, en avril 1573, à la suite d’émeutes en Provence.M. de Hordes avait prié le duc de lui envoyer des troupes; loprince expédia 1,500 hommes, protestant qu’il s'estimera tou-jours heureux de faire oo qui pourra servir ouagréerà S; M. T.C.