1574-1S75
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porte au revers la devise : Hic nihil expectes,lui donnent le même costume sévère que dansses portraits, les mêmes grands yeux, le mêmebon sourire, avec un prolil plus net et plus pur.Aussi lettrée,aussi charmante, aussi généreuseque sa tante, la sœur de François I er , et quesa nièce, la tille de Henri II, elle eut de plusqu’elles la vertu qui commande le respect.
« Plus que le Roy Henry son frère, dit Brantôme,elle prit partage au pays de France, puisqu’elle y régnasur les esprits et s’y soumit les cœurs. Jamais nom fustplus chanté que le sien, avec tant d’applaudissementset si peu d’envie. »
Son inépuisable charité faisait oublier sesautres séductions ; son esprit avait des ailes ;son cœur était de flamme ; le peuple de Rivoli,de Nice et de Turin l’appelait sa mère. Chantéepar tous les poètes de son temps, aimant às’entourer d’artistes et de penseurs, elle rimaiten grec avec Daurat, en français avec Ronsardqui, d’après la tradition, écrivit pour elle sadélicieuse chanson de l'Alouette :
Hé Dieu ! que je porte d’envieAux plaisirs de ta douce vie,
Alouette, qui de l'amourDégoises dès l’aube du jour,
Secouant en l’air la roséeDont ta plume est toute arrosée
Qu'il n’est homme qui ne désireComme toi devenir oiseau.
Elle invitait Amyot à écrire les vies d’Epa-minondas et de Scipion, dont il ne retrouvaitpas le texte, discutait les Inslitutes avec Cujas,les Saintes-Ecritures avec Farel, avait pourpeintre ordinaire Ghristoph Amberger, l’ami