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lique, s’ils étoient appuyés de son autorité etde sa présence. » — A. Favre, pour sa part, ju-geait l’occasion propice, puisque la paix géné-rale permettait au prince de concentrer son at-tention et ses ressources sur ce point unique.Quelle preuve plus forte de dévouement à Romeet à Madrid pouvait-il donner que de mon-trer le Chablais converti malgré les Bernois, etGenève raillée, menacée malgré Henri IV?
« Le duc reçut à Hautecombe, des mains de M. Bal-thazard Magnüier, curé d’Annemasse, envoyé exprès,les lettres de Mgr Claude et du P. Chérubin; aprèsles avoir leües, demandant de l’encre et du papier, ilescrivit au P. Chérubin, de sa main propre, sur lesépaules du sieur Boursier, l’un de ses secrétaires, caril étoit au bord du lac du Bourget, prest à s’embarquersur sa frégate pour aller voir le cardinal de Florenceque le mauvois temps avoit arresté à Chanaz, petit vil-lage sur le Rhosne, éloigné d’une lieüe de l’abbaïe.»
Il conduit le Légat à ïhonon, quoiqu'on ne sefût point encore avisé de passer par cette villepour aller de France en Italie, dit Marsollier,avec une pointe de malice. Pendant plusieursjours, ce ne furent que longues processions,conversions bruyantes, sous'la pique des ca-valiers et grâce à ces entraînements tumul-tueux où il est aisé de jeter les foules. Les priè-res des quarante heures servirent de prétexte àdes manifestations où la curiosité eut autant depart que la dévotion ; de larges distributions depains, de grains et d’argent, à Ripaille, à Filly,à Thonon, y attirèrent les paysans des valléesde l’Arve et de la Dranse '. Les députés de
’ Le duc dit au cardinal en lui présentant François de Sales:J‘ay apporté icy mon espée pour seconder ses saintes entre-prises, — A U. CH. C. Missions du Chablais. Maxzo 109.