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Tome deuxième.
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1598-1599

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casion s’évanouit dans ses mains; Ravaillac luifera perdre l’Italie, comme M. de Sillery luiarracha Genève, la comtesse de Sault la Pro-vence, Lesdiguières le Dauphiné, Aldobran-dini la Bresse et le Bugey.

Le testament de Philippe II cause à Charles-Emmanuel un désappointement aussi vif queson isolement à Vervins. Cette politique soup-çonneuse ne craignait plus de s’y révéler dansune suprême ironie : le roi ' léguait au jeunePhilippe III l’Espagne, l’Italie et les Indes; àsa fille aînée, l’infante Isabelle, la Franche-Comté et les dix-sept provinces des Pays-Bas ;aux enfants de sa Me cadette, l’infante Cata-rina-Michele , duchesse de Savoie, morte le0 novembre 1597, un crucifix et une image deNotre-Dame del Pilar. Déçu du côté de l’Es-pagne, le duc n’avait plus d’espoir que dans lepape. Avec ce travers des gens qui règlentuniquement leur conduite sur l’intérêt, Charlesse crut nécessaire à Clément VIII parce quela cour de Rome l’avait seule défendu auxconférences de 1598 : il comptait, dans l’affairedu Marquisat, sur un jugement de préférence.Se faisant un argument sans réplique de laconversion du Chablais et des excès de la pro-pagande dans les vallées vaudoises, il abusedes manèges habituels à sa diplomatie, rem-place François d’Arconnat par trois Italiensdes plus roués , calomnie Sillery, dépense encadeaux cent mille écus de bagues; et fatiguele pape à ce point que, après un an de pour-parlers, il renonce à servir d’arbitre. Charlespiqua le roi d’honneur en remettant alors le

1 Mort le 13 septembre 1598.