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Tome deuxième.
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perçut que la citadelle pourrait tenir indéfini-ment ; les murailles étaient à peine entamées,la garnison perdait peu de monde, laissait Sullybrûler sa poudre sans lui répondre que parquelques volées sur les groupes d’officiers quiparadaient le long de l’Isère ou sur les enfantsperdus qui se hasardaient trop près le longdes remparts. Toutefois, Brandis, effrayé dubruit, selon l’impitoyable expression des jour-naux du siège 1 , demande une trêve, puis uneseconde, se ménageant toutes les occasionsd’entrer en rapports avec l’ennemi. Sully ne setrompa point à ces ouvertures ; sa femme etM me de Brandis échangèrent des cadeaux, puisdes visites ; bref, on ne marchanda pas lesconditions 2 . Brandis, sans prendre conseil deses officiers, capitula le 14 octobre, se réser-vant seulement de ne livrer la place que le16 novembre, s’il n’était pas secouru avantcette époque, et de sortir avec les honneursde la guerre, balle en bouche, mèche allumée,guidons au vent. Henri IV fit aussitôt annonceraux garnisons de Bourg et de Sainte-Catherinela reddition de Montmélian,et écrivit à MM.deBouvens et de Lucinge des lettres flatteusespour les sommer de cesser une résistancedésormais inutile. Ces deux gentilshommeslui firent, le même jour, les nobles réponses

1 AU. TURIN. Ârckivio militare : Journal du siège de Mont-mélian, rédigé par des officiers de Savoie. (MSS.)

- Brandis fit insérer dans la capitulation des stipulations quifirent rougir de honte les officiers français chargés de les rédi-ger. Art. 6. — Le roy acquittera la créance de vingt mille écusque le dit Brandis dit avoir contre le duc de Savoye. — Art. 7.— Leroy donne une sauvegarde pour tous les biens dudit Bran-dis sis dans les provinces que tiennent les troupes. (AR. TURIN.Provinces d'au-delà les monts ; conventions militaires J