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qu’on va lire, dans des termes presque iden-tiques, tant il est vrai que pour rendre le mêmesentiment vrai il n’y a qu’une expression juste.
« Sire, disait Bouvens, quand ceste place me fustremise, je lis délibération de rn’y ensevelir et d’y ren-dre le devoir d’un homme de bien ; je ne regrette sinonqueV. M. n’en veut point faire la preuve par la force.— Sire, disait Georges de Lucinge, lorsque M. le durde Savoye m’a donné ceste place en garde, il a deu croirequ’avant d’y laisser entrer Vostre Majesté il m’y fau-droit ensevelir. S’il m’est une pensée d’affliction, c’estde n’avoir pu vous en donner de plus fortes preuves '. »
Le roi visitait les provinces; d’Annecy, il sei - endit à une lieue de Genève, reçut les députésde la ville et promit, en saluant railleusementla fumée des canons de M. de Lucinge, qu’illes délivrerait cle cette sainte gênante (le fortde Sainte-Catherine); il revint à Faverges, etremonta la vallée de Beaufort pour reconnaîtreles passages des Alpes. La tradition et de naïfsrécits ont conservé le souvenir des prouessesdu bon roi Henri, qui s'amusait fort -, tout enécrivant à la marquise de Verneuil des billetsaussi tendres que spirituels 1 * 3 .
Le 7 novembre, on eut l’avis que Gharles-
1 AR. TURIN. Informations sur le fait de l’occupation de laSavoie, l’an 1600. ( Maszo . mss. 028.)
1 « Le jour dixième d'octobre, Henry de Borbon. roy dtFrance, a esté icy en grande compaignie de princes et autresgens d'armerie. Le jour onzième, il est allé au Cormet; il fai-soit mauvois temps. Le douzième U est reparti conduisantDCCC personnes et ayant faict force des siennes et grandissimesfolies. » (Registres de la cure de Beaufort.)
3 Voir dans le Journal du Règne (Edit de Cologne. 1720.I er . 297) celle écrite de Beaufort et qui commence ainsi : Moncœur, nous arrivâmes hier en ce lieu, la nuit fermante.