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Tome deuxième.
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1601

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les cols d’Arèches, de la Louse et du Comiel,mieux que n’aurait pu le faire Lesdiguières.Dès que le temps s’éclaircit (15 janvier 1601),le duc, informé de la capitulation de Brandis,reprit en toute hâte la route d’Aoste.

Henri IV venait de rencontrer, à Chambéry,le cardinal Aldobrandini qu’il emmena à Lyon.Ce diplomate avait pour mission d’écarter, àtout prix, les Français de l’Italie. Le mariage,du roi allait se conclure ; Marie de Médiciss’embarquait à Livourne ; il fallait obtenirl’échange de Saluces avant que l’alliance lloren-tine ne vint offrir aux Français de nouveauxmotifs d’intervention dans la Péninsule. Lesplénipotentiaires du duc de Savoie reprenaientun à un les arguments de 1599, ce qui contra-riait la politique romaine ; les conférences,avortées à Chambéry, se rouvrirent à Lyonoù M. d’Arconnatet René de Lucinge suivirentAldobrandini. Celui-ci, décidé à sacrifier leduc, insistait pour l’échange de Saluces contrela Bresse; les Savoyens opinaient pour la sim-ple restitution du Marquisat. Les capitulationssuccessives du fort de Sainte-Catherine 1 et decelui des Allinges, suivies de l’inutile diversiondu Saint-Bernard, ruinaient l’une après l’autre

1 Lticinge, relevé de son commandement par le duc ( il mou-rut en 1629, archevêque de Nicosie), y fut remplacé par sonlieutenant, I’ierre Charue, qui capitula, le 6 décembre 1600,pour le cas où il ne serait pas secouru avant le 16. A peine lagarnison piémontaise eut-elle évacué le fort, que les Genevoiss'y ruèrent, sous les yeux des Français ravis, avec une tellefurie qu'à peine pouvait-on dire le lendemain ; icy fut le fortde la Catherine (J. de Serre. Recueil des choses mémorables,etc.) Ce manquement à la promesse du roi de ne rien démolirpendant les conférences faillit tout compromettre , Henri s’entira par un bon mot., et Genève illumina huit jours de suite.