1602-1603
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du Rhône; mais,capitale d’une grande opinion,refuge de libertés compromises, Genève, à cha-que péril couru,recrutait des amis nouveaux*.
L’échec du duc de Savoie déconcertait tou-tes ses prévisions ; à méchante affaire, mé-chante excuse, répondirent les Gantons suis-ses quand il essaya de motiver cette violationdu droit des gens 2 . Les Genevois, secouruspar 500 hommes de Berne et -1,000 de Zurich,tirent des courses dans la vallée du Rhône,pri-rent Belley et se fortifièrent dans Saint-Genixd’Aoste. La médiation de la France amena despourparlers; les prétentions de Genève et lesréclamations du duc furent arbitrées par letraité de Saint-Julien (21 juillet 1603).
« Cet acte constate que Genève est comprise dans letraité de Venins et dans la déclaration de Lyon du13 août 1601 ; il renouvelle la convention commercialede 1570; stipule la restitution aux Genevois des terresde Saint-Victor et de Saint-Pierre, telles qu’ils les pos-sédaient avant 1589; interdit au duc tout rassemble-ment de troupes et toute construction militaire dans unrayon de quatre lieues; autorise les citoyens de Genèveà vivre sur terre de Savoie, à la condition de n’y pointdogmatiser ; permet aux réfugiés savoyens de revenirdans le duché quatre fois l’an pour visiter leurs bienset maisons, sept jours chaque fois 3 . »
« Voir aux PREUVES, n« CXLIY àCXLVll, l’intérêt queVenise prenait à ta liberté de Genève, et les sommes considé-rables qu’elle consacrait à sa défense.
2 La paix n'existait pas entre Genève et le duc . persistentà dire les apologistes de la Maison de Savoie. — « L'entreprisequi faillit à la remettre sous le joug, écrit le inaïquis Costa(ilém. hist. II. 124), n’était pas plus attentatoire au droit desgens que ne le fut plus tard celles sur Crémone et le vieux Bri-sach exécutées par le prince Eugène. »
3 Recueil officiel des traités publics. I. 216. (Edit, de 1836.— Turin. Publiée par le comte Solar de la Marguerite.)