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Tome deuxième.
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1559-1713

curé de Notre-Danie-d’Entreinont en Genevois, y fondeune école avec la rente perpétuelle de 361 florins6 sols, au capital de 6,089 florins ; la même année,un émigré du Faucigny, llivoz, qui a fait fortune àVienne en Dauphiné, donne 10,000 florins pour uneécole à Saiut-Gervais En 1713, les bourgeois cleMoù-tiers affectent aux réparations de leur vieux collège ’l'indemnité que leur alloue la Cour de Versailles pourdes fournitures aux troupes françaises, remboursementdont ils furent joyeusement surpris, n'y comptant pus.C’est exclusivement au clergé que les villes ou les par-ticuliers confiaient le mandat d’utiliser leurs fondationsau profit de l’instruction de la jeunesse ; jusqu’à l’an-nexion de 1860, on n’a point séparé, en Savoie, l’ensei-gnement des belles-lettres ou des sciences de l’ensei-gnement religieux, et l’on s’y est toujours préoccupéd'y faire des catholiques plutôt que des savants. LesJésuites réussirent merveilleusement dans leurs collègesde Savoie. Us possédaient des maisons à Chambéry 1 2 3 ,Annecy, Thonon, La Roche, etc., et tenaient tout lepays au moyen de nombreux élèves qu’ils choisissaientde préférence nobles et riches, de même qu’ils avaientune prédilection marquée pour des pénitents princesou rois. L’enseignement religieux, dès le XVII e siècle,

1 Ces traditions ne sont point perdues. Un paysan, nomméYibert, des Avanchers (Moûtiers), parti pauvre pour l’Amérique,il y a quarante ans, vient de léguer six mille francs de rente àla ville de Genève pour créer trois cours populaires d’hygiène,d'économie sociale et de chimie industrielle (1869).

2 Fondé par les archevêques de Tarentaise et qui devait êtreréorganisé, en 1729, par leurs soins.

3 Fondé, en 1564, sur l’ordre du prince, par Loys Codret, deSallanches, cet établissement, auquel se rattachent l’histoireintellectuelle du pays et celle des Jésuites en Savoie, eut desclasses de grammaire en 1566, de mathématiques en 1573,d’hunranités et de rhétorique entre 1596 et 1599, de philosophieen 1604, de théologie en 1664. 11 eut une bibliothèque spécialeen 1658, et les cours de philosophie étaient complets en 1665.En 1729, lorsque les Jésuites y furent remplacés par des prê-tres séculiers et de savants religieux, on y comptait treize chai-res, dont une de mathématiques appliquées et une de chirurgie.