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Tome troisième.
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1793-1794

vaincus d’avoir figuré parmi les promoteurs lesplus exaltés de la révolte, furent aussi condam-nés à mort

A Saint-André en Maurienne, un essai d’en-rôlement et d’appel aux armes ne réussit pasmieux ; ori fusilla après enquête sommairequelques émigrés rentrés pour cette occasionet livrés par les paysans % parmi eux le capi-taine de Mareschal. D’autres manifestationspartielles se produisirent sur plusieurs points ;on lit beaucoup d’arrestations ; les tribunauxrenvoyèrent la plupart des paysans commeayant été égarés par de fausses nouvelles. 3C’est de l’insurrection de Thônes qu’il faut daterle début de la Terreur en Savoie, de même quec’est au décret de serment civique qu’il fautfaire l'emonter l’origine des premières opposi-tions aux lois révolutionnaires.

Simond applique aussitôt à la Savoie, coupsur coup, les décrets non encore exécutés surles titres féodaux, les biens nationaux, l’arres-tation des prêtres réfractaires, la surveillancedes suspects. Ces lois brutales, qui seraientpeut-être tombées en désuétude, dans nos con-trées, sans la prise d’armes des Royalistes, sontpubliées à grand fracas comme un défi à lacoalition. Pendant les mois de juin et de juilleton entassa sur les places publiques les terriers,titres et parchemins des archives publiques et

1 On les fusilla, à Annecy, le 9 mars 1794. Le registre d'écrou,presque illisible, porte ou Donnier ou Doncieu.

s 112 communes envoyèrent des volontaires contre les in-surgés de Thônes; la plupart apprirent en route la fin de larévolte ; ceux de Chambéry, partis le 9, étaient de retour le 15.Délib. du conseil de la commune. — Séances des 17 et 18 mai.)

* PREUVES. Document inédit n° LXXXIX.

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