1794-1795
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se précipitent dans les rues, la ville s’illumine,les habitants se pressent autour des officiersmunicipaux qui lisent au peuple les détails dusiège. La place Saint-Léger, fort étroite alors,était encombrée de cloches descendues deséglises; les plus hautes servirent de tribunesaux orateurs populaires qui s’y succédèrentpendant plusieurs heures, à la clarté des tor-ches, au bruit d’applaudissements patriotiques.
En janvier 94, les clubs obtiennent le rappelde Simond, suspect de modérantisme; le 23fructidor, les Jacobins de Chambéry avaientdénoncé à la Convention la funeste indulgencequi ralentit la marche du gouvernement révo-lutionnaire et cité quantité d’élargissementsdangereux. Simond fut exécuté, à Paris, le 13avril 94. Son successeur, Albitte, déclare, enprenant la dictature, qu’il faut réparer leserreurs des modérés et imprimer la Terreur àce nid de royalistes. Le 26 janvier, il décrète ladémolition des clochers et le séquestre deséglises encore ouvertes au culte ; le 27, la démo-lition des châteaux : Ces tanières à tyrans quientretiennent les brigandages qui désolent laBretagne, la Lozère et le Midi et qu’il fautsupprimer dans un pays de purs patriotes. Le30, par un odieux abus de pouvoirs, il imposeà tous les prêtres constitutionnels une formulede serment qui n’était autre chose qu’une immo-rale et honteuse abjuration 1 . Quelques-uns ysouscrivirent, surtout des prêtres infirmes etdes religieuses, hors d’état de fuir, et qui serétractèrent dès qu’ils le purent sans danger
1 Voir, aux PREUVES, les documents inédits n 05 XCVI1 et iXCVIII et le document n° 29 des Mém. ecclés. cités. i