3813-1814
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armes pour former les 15 cohortes et les 65compagnies de cette armée de patriotes, lestroupes autrichiennes poursuivent rapidementleur marche en avant. Le baron de Zechmeisteroccupe Annecy sans coup férir et enveloppeRumillv par une double attaque; les Français,un contre cinq, défendent le terrain pied àpied, le 18 janvier, de Rumilly jusqu’à LaBiolle;le 19, ils se reforment un instant avec 1,600hommes et deux canons sur les hauteurs de Ra-gès, puis battent en retraite par le Bourget et laroute de Chevelu. Le soir même, les autoritésquittaient Chambéry, le préfet sortant le der-nier, emmenant l’artillerie et les caisses publi-ques ; à l’aube du lendemain, le baron de Zech-meister y pénétrait à la tête de 7,000 hommes.
Le premier soin des généraux autrichiens futd’installer, aux frais des communes, les servicesdes vivres, des transports et des hôpitaux, et dehâter, par la menace des exécutions militaires,le recouvrement des termes arriérés des impôtsde 1813. Le marquis d’Oncieu, maire de Cham-béry, fut investi des doubles fonctions de préfetet d’intendant ; il atténua, par son ascendant,les essais intempestifs de réaction et arrêta,par sa fermeté, les excès des soldats.
Le baron Finot, préfet énergique, avait couruen Maurienne pour y organiser la résistance etassurer les libres communications de la Savoieavec l’Italie ; le sous-préfet Avet dirigeait la Ta-rentaise avec une égale résolution. D’Aigue-belle, M. Finot se rend à Grenoble pour y déci-der le commandant de l’armée des Alpes àreprendre l’offensive. Le général Dessaix, re-tranché à La Chavanne, sur la rive gauche del’Isère, en face de Montmélian, y attendait im-