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Tome troisième.
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1859

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est révolutionnaire ; en religion, il est schismatique. Ledésordre moral est l’élément où il se complaît. Danscette situation, il sent que le clergé ne peut pas être aveclui. Que faire ? Il prend le parti de le combattre ou dele paralyser. Quoi ! Les destinées de la Savoie sont enjeu ; il s’agit de fixer son avenir et de rompre avec unétat de choses qui compromet nos intérêts religieuxaussi bien que nos intérêts matériels, et l’on veut quele clergé soit indifférent à la lutte, qu’il en reste specta-teur paisible et fasse des vœux pour les italianissimes etles persécuteurs du père des fidèles ! Mais les intérêtsde la patrie sont chers au cœur du prêtre, et ce n’est pasen vain que l’Eglise d’iri-bas s’appelle militante ! (1)septembre.) »

Le 19 novembre, le tribunal condamne àl’amende le Courrier des Alpes pour les articlesannexionistes qui avaient motivé sa suppressionle 3 août; le journal reparaît le 1 er décembre,la paix ayant révoqué de droit la loi d’exceptiondu 28 avril et ramené la presse au régime du26 mars 1848. La polémique reprit avec plusde vivacité et des brochures énergiques furentpubliées par le parti radical italien, en décem-bre 1859 et en janvier 1860, pour critiquer lesinstitutions de la France impériale et déve-lopper la maxime que les intérêts de la libertépriment les intérêts de la nationalité. Ubi liber-tas, ibi patria! était la devise des radicaux. Ilsrappelaient les événements de 1848, alors quela France et le Piémont n’étaient dirigés dansleurs aspirations nationales que par le sentimentde la liberté ; ils affirmaient que, sans les loisdu 29 octobre, la Savoie se serait levée en massele 24 février 48 pour l’annexion, et que, sans le

en Italie. La brochure : Le Pape cl U Cangrh conclut au sa-crifice des Romagnes, etc.