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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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LE DÉMEMBREMENT DE L’EMPIRE.

attaques des Pietés par terre et des Saxons par mer furentrepoussées; une nouvelle province, située au delà du murd’Antonin, se trouva ainsi ajoutée à l’empire, et, pour fairehonneur aux empereurs Valentinien et Valens, elle reçut lenom de Valentia (367 ap. J.-G.).

II

LE PARTAGE DE L’EMPIRE (395 AP. J.-C.)

JVouvelle situation de Rome. Partage de i'Eni-pïre entre les fils de Théodose (395 ap. JF.-C.).

— Lorsque l’Empire eut été divisé en préfectures, etl’autorité impériale partagée entre deux collègues impé-riaux, ou môme davantage; lorsque ensuite tous ces change-ments aboutirent à l’existence réelle de deux empires, l'an-cien état de choses avait complètement cessé d’exister. Romen’avait plus cette situation prépondérante qu’elle avait euejusqu’alors. De l’Océan jusqu’à l’Euphrate, tout était sinonRome, au moins Romanie; tous les habitants étaient égale-ment romains, avec cette différence qu’être Romain ne vou-lait plus dire maintenant être citoyen d’une république, maisêtre sujet d’un empereur. L’unité de l’Empire ne fut pasbrisée parce que plusieurs collègues impériaux s’en parta-gèrent l’administration; mais Rome cessa d’être l’uniquerésidence impériale, et, à partir des dernières années dutroisième siècle, elle cessa presque d’en être une.

Tant que Rome garda son ancienne position, il ne pouvaitêtre question de partage qu’à un point de vue purementadministratif, ne changeant en rien la carte de l’empire;mais lorsqu’à la fin du quatrième siècle, le nouveau systèmeeut été appliqué avec toutes ses conséquences, nous noustrouvons en présence d’un partage comparativement durable,