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LE DÉMEMBREMENT DE L’EMPIRE.
conquérants, ce sont aussi des disciples. Leurs chefs onttous embrassé le christianisme ; dans la Gaule septentrionaleils sont même orthodoxes. L’Afrique, au pouvoir des Vandalesconvertis à l’arianisme, se trouvait bien plus éloignée destraditions romaines que les pays possédés par les Francsdevenus catholiques, ou par les Goths qui avaient égalementembrassé l’arianisme. Au nord des Francs, se trouvaient lestribus indépendantes de la Germanie, qui n’avaient encoresubi en rien l’influence de Rome ; elles vont bientôt secréer une nouvelle patrie en Bretagne, et comme cetteconquête fut entièrement barbare et païenne, le pays quiallait ainsi se détacher de l’Empire devait l’être plus com-plètement encore que l'Afrique. Telle est à grands traits lasituation de l’Occident. En Orient, la puissance romaine estconcentrée dans la nouvelle Rome, elle est constammentmenacée et insultée par des ennemis de toutes sortes, maisses limites sont à peu près les mêmes qu’au temps d’Auré-lien. Les Teutons n’ont fait aucun établissement durablesur son territoire. Il lui faut soutenir des guerres inter-minables contre les Perses, et la frontière qui sépare lesdeux puissances rivales suit les fluctuations de cette longuelutte. Nous verrons dans le prochain chapitre de quel poidspesait encore dans le monde la majesté du nom romain, etdans quelle proportion l’ancienne domination romaine putêtre reconstituée.