GÉOGRAPHIE ECCLÉSIASTIQUE DE L'EUROPE OCCIDENTALE. 169
patriarcal d’une façon toute spéciale et très étroite à lafois. Les villes fameuses de Gênes, Bologne, Vise, Florenceet Sienne étaient également des sièges métropolitains, maisleur importance ecclésiastique fut tout à fait éclipsée parleur grandeur civique Lucques ne le devint qu’à une épo-que beaucoup plus récente. Lorsque les Sarrasins eurentété chassés de Corse, l’ile releva des provinces de Pise etde Gênes. Mais à part ces quelques exceptions, l’histoire etl’étendue des diocèses italiens n’ont rien à voir avec un sujetgénéral comme le nôtre. Dans le Sud, et dans la provinceméridionale de Sicile, les sièges archiépiscopaux sontinnombrables; quelques-uns conservent les noms de villescélèbres, comme Capoue ,— celle qui fut élevée sur l’empla-cement de Casilinum — Tarente, Bari, etc.; à côté d’elles,nous voyons des églises métropolitaines instituées dans desvilles d’une importance tout à fait secondaire, et quantaux simples évêchés, leur nombre est incalculable.
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DIVISIONS ECCLÉSIASTIQUES EN GAULE ET EN GERMANIE
Divisions ecclésiastiques de la Gaule corres-pondant aux anciennes divisions politiques del’Empire romain. — Un simple coup d'œil jeté surl’ensemble des divisions ecclésiastiques de l’empire d’Occi-dent nous montre immédiatement la différence qui sépareles sièges institués à l’origine de ceux de fondation plusrécente. Si nous prenons le nom de Gaule avec son anciennesignification géographique, c’est-à-dire avec les pays germa-niquessitués àl’ouest du Rhin qui faisaient partie de l’ancienEmpire, nous voyons que quelques provinces ecclésiastiquessont aussi bien gauloises que germaniques. Quant aux fron-