I.E ROYAUME DE GERMANIE.
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marche de Misnie ont conservé pendant longtemps destraces de l’époque où tous ces pays, qui devaient jouer unrôle si considérable dans l’histoire intérieure de l'Allema-gne, étaient encore des possessions éloignées et précairesdu royaume germanique.
La Bohême fief de l’empire (928). — La Mo-ravie réunie à la Bohême (1029). — Au sud-estnous trouvons la Bohême, dont l’histoire a été quelque peudifférente. Le duché de Bohême, transformé plus tard enroyaume (1198), devint au commencement du dixième siècleun llef du royaume germanique. À partir de cette époque ilresta toujours, sauf une réunion tout à fait passagère à laPologne (1005), un des principaux états de l'Empire et quifut gouverné, tant que l’empire subsista, par des princesayant rang d’électeurs. Les frontières de ce royaume ontelles-mêmes très peu varié.
La marche de Moravie, qui en dépendait à l’est, et quiétait un débris du grand royaume morave dont l’histoiretrouvera plus utilement sa place dans un autre chapitre,flotta pendant longtemps entre la suprématie de la Hongrie,de la Pologne et de la Bohême; enfin, au commencementdu onzième siècle, elle passa définitivement sous l’autoritédes rois de Bohême et par suite sous la dépendance del’empire.
L,a seconde zone de pays slaves. — A l’est decette zone slave plus rapprochée, il y avait une autre séried’étals slaves dont quelques-uns ont été graduellement in-corporés au royaume germanique, tandis que d'autres onteu une existence distincte jusqu’à nos jours. La Poméranie,située sur le littoral de la Baltique, a eu une étendue deterritoire bien variable et une condition politique qui asubi bien des fluctuations. La partie orientale du paysnaguère ainsi appelé se trouvait ouverte, comme nous leverrons dans la suite, aux Pôles, et sa partie occidentale auxDanois. Finalement cependant elle figura sur la carte sousla forme de deux duchés gouvernés, comme le Mecklen-