LE UOYAliME DE GERMANIE.
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donner un titre plus élevé, et qui, à cause de sa positiongéographique, devait l'amener immanquablement à s’agran-dir encore davantage.
Au commencement du dix-septième siècle, les électeursde Brandebourg acquirent par héritage le duché de Prusse(1611-1618), c’est-à-dire simplement la Prusse orientale, etce duché, fief, non de l’Empire, mais de la couronne dePologne, se trouvait géographiquement tout à fait séparé deleurs possessions strictement germaniques. Le souveraincommun au Brandebourg et à la Prusse était ainsi le vassalde deux seigneurs ; mais le grand électeur Frédéric-Guil-laume rendit son duché réellement indépendant de la Pologneà partir de 1656, et son fils Frédéric, en prenant le titre deroi (1701), l'affranchit même de tout hommage.
Agrandissements du Brandebourg et de laPrusse. — Formation de la monarchie prus-sienne. — Mais avant comme après leur union avec laPrusse, les électeurs de Brandebourg ne cessèrent d’aug-menter l’étendue de leurs possessions en Allemagne. Laprincipauté silésienne de Jàgerndorf, qu’ils possédèrent quel-que temps (1525-1625), était peu de chose par elle-même,mais elle fut dans la suite l’occasion d’événements d’unegrande importance.
Clèves et d’autres pays situés en Westphalie furent acquisau dix-septième siècle (1614-1666); des acquisitions plusimportantes furent faites au siècle suivant (1702-1744), etelles contribuèrent encore à étendre la domination de laPrusse dans l’Allemagne occidentale.
Cependant l’acquisition la plus solide que fit le Brande-bourg à cette époque fut celle de la Poméranie orientale(1658-1648), à laquelle fut ajoutée, après les guerres deCharles XU, roi de Suède, une certaine étendue de territoirecomprenant la ville de Stetlin (1715-1719). La guerre deTrente ans eut aussi pour résultat d’agrandir le Brandebourgaux dépens des princes ecclésiastiques voisins.
Les dernières acquisitions de la maison de Hohenzollern,