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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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L'üMPIHE D’OKIEST.

ne pouvait guère regarder comme placée sous l'autoritédirecte de l'empereur, mais dans laquelle la' suzeraineté decelui-ci é ait plus ou moins reconnue, selon la force relativede l'empire et de ses vassaux réels ou nominaux.

II

FLUCTUATIONS DANS LES LIMITES DE L'EMPIREDE 800 A I204

Les possessions impériales en Italie jus-qu’au onzième siècle. — Perte de la Sicile( 837 - 965 ). — En traçant les fluctuations des frontièresde l'empire d’Orient depuis le commencement du neu-vième siècle, nous sommes frappés de l'étonnant pouvoirde renaissance dont il fait preuve pendant toute son histoire.Excepté les pays qui furent conquis par les premiers Sarra-sins, il n'y eut guère finalement qu’une province de perdue ;encore fut-elle reconquise une ou deux fois. Personnen'aurait pu penser que l’empire du septième siècle, réduitpar les établissements slaves à une simple bande de sonlittoral européen, aurait pu jamais devenir l'empire duonzième siècle, occupant une masse solide de territoiredepuis le cap Ténare jusqu’au Danube. Mais avant cettegrande renaissance, les frontières de l’empire avaient avancéet reculé dans ses possessions occidentales éloignées. A l’é-poque de la séparation des empires (800), la nouvelle Romeoccupait toujours la Sardaigne, la Sicile et une petite partiede l’Italie méridionale. Le talon de la botte formait toujoursle thème de Lombardie l , tandis que la semelle avait pris

1. Les Grecs donnaient à ce mot deux formes différentes: celle deétait réservée au thème en question; celle de AajxrapSoi, quelque peu con-tractée, s’appliquait aux Lombards dj l’Italie septentrionale. (Note de l’auteur.)