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En résumé, nous répéterons avec M. Brière de Bois-mont : « Nulle comparaison sérieuse à établir entreles hallucinations de ces personnages, et celles desaliénés. Là des entreprises conçues, suivies, exécutéesavec toute la force du raisonnement, la puissance .dugénie, et dont l’hallucination n’est que l’auxiliaire(ou uu épiphénomène) ; ici des projets sans suite, sansbut, sans actualité, et toujours frappés au coin dela folie. . . . Les uns puissants , forts, logiques semontrent pleins de grandeur dans leurs actes, ils sontles représentants d'une idée. ... Les autres indécis,et rusés, absurdes, ne se proposent que des missionssans motif et sans utilité. » (Loc. cil.)
Mais sans regarder l’hallucination comme étant danstous les cas un symptôme d’aliénation mentale, ouessentiellement compliquée de délire, quelques obser-vateurs veulent que celui-ci commence du moment oùle moi acquiesce à l’existence de ses visions , croit àleur réalité extérieure. « Pour qu’il y ait aliénation,dit un célèbre spécialiste, il faut que l’esprit adhèreau phénomène, et que les actes se formulent en con-séquence. » (Morel, Traité clinicj. des malad. men-tal.) Sans doute, il n’est pas de folie sans celle cir-constance ; mais cette circonstance n" ” pasnécessairement la folie. En d’autres termes, croire à