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fois ses visions d’instrument à sa politique, commecela se vit si souvent à l’origine des sociétés, on ne peutguère douter que dans le principe et dans un.certainnombre de circonstances importantes, il n’y ajoutâtune pleine croyance. Peut-être même y puisa-l-il l’idéepremière de sa mission. Il n’y a que la foi qui puisseaccomplir de telles choses, agir ainsi sur les masses,pousser les populations les unes contre les autres, ren-verser de vieilles croyances pour leur substituer descroyances nouvelles. Jamais la ruse ou les calculs d’unefroide politique n’auraient un tel pouvoir. (Ici., ibid.,Renan, H. Martin, loc. cit.)
Accuser de fourberie les acteurs de ces grands évé-nements, c’est vouloir les transformer en sceptiquesde notre temps ; c’est oublier, comme l’a dit fort bienM. Lélut, qu’en ces siècles d’ignorance où l'hommene se connaissait pas plus qu’il ne connaissait la natureextérieure, on devait nécessairement rapporter à l’ac-tion d’êtres surnaturels, génies, anges ou démons, lessensations morbides, les états extatiques, les visionsou les hallucinations nées des croyances générales etde l’état des esprits. Plus tard, ces phénomènes per-dront leur caractère divin et leur importance sociale,pour prendre un caractère individuel ou exceptionnel ;et le mysticisme raisonné ou pseudo-scienlitique suc-