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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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cédera au mysticisme politico-religieux. C’est l’époquedes Paracelse, des Van-Helmont, des Swedenborg, etc.Ces hommes ont encore des adeptes, car leur ensei-gnementrépondàccrtaines facultés de l’esprit humain,mais il n’entraînent plus les peuples, et la philosophieinventera pour eux les noms de rêveurs et à'ülumi-nés (1). Plus tard encore, lorsqu ? une autre fille, àPâme non moins fortement trempée que celle deJeanne, voudra, elle aussi, sauver la France, elle n’aura

(l) On peut, cependant, citer de nos jours encore quelques épidémiesd’hallucinations, d’extases ou d’affections convulsives, à formes variées,qui rappellent celles qu’ont offertes dans les siècles précédents les trem- jldeurs des Cévennes, les convulsionnaires de Saint-Médard, les posses-sions démoniaques des religieuses de Loudun, etc. Ces phénomènes quiempruntent à l’élément mystique leur principale raison d’être, se sontreproduits surtout en Amérique , où les prédicateurs méthodiques ;

exaltent jusqu’au délire le fanatisme des sectaires , ainsi que cela s’était j

vu naguère en Europe, à la suite des prédications des Anabaptistes. Ce !

qui étonne davantage, c’est de voir une épidémie du même genre appa-raître, il n’y a pas plus de vingt ans , en Suède, où elle eut également J

pour point de départ des prédications exaltées. Cette épidémie y fit un !

jour explosion à la suite de l’extase convulsive qui se déclara chez une j

jeune fille, et s’étendit de proche en proche, avec la rapidité de l’éclair, :

par la contagion de l’imitation si fréquente dans ces sortes d’affections.

On finit néanmoins, dit l’historien de ces événements , par faire com-prendre aux populations des campagnes, un moment égarées, que lesprincipaux acteurs de ces scènes bizarres étaient de véritables malades.(Docteur Soupé, cité par M. Morel, loc. cil.) Ces mêmes faits se sont iencore reproduits tout récemment en Savoie (hystéro-démonomanies); on ;n’y a mis fin que par l’intimidation. (V. Gazelt. des Hûpit ., 1864.) j. !