Buch 
L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
Entstehung
Seite
76
JPEG-Download
 

7G —

franchissable qui sépare à jamais du génie les hommesalleints de ce ce genre d’inlirmités inorales. » ( Bullet .de tliêrap., 1838.)

La douleur, dont je ne nie pas d'ailleurs l’influencesur notre perfectionnement moral, n’a rien de fécon-dant par elle-même au point de vue des productionsde l’esprit. Que le génie ne mette pas plus à l’abri dela folie que de toute autre maladie, c’est possible ; maisqu’il y conduise fatalement par une foule d’affectionsnerveuses, et d’autres maladies encore qui seraient, àce que l’on assure, le partage des élus de l’intelli-gence, c’est ce qui ne me semble pas prouvé. On s’ex-erait, à la rigueur, la fréquence de ces affectionschez les hommes supérieurs, par les injustices dont ilssont fréquemment les victimes, par les luttes qu’ilsont à soutenir contre l’envie et la médiocrité. Maisces états morbides, mais l’hypocondrie , les névroses etleur triste cortège, ne nous permettent pas plus de con-sidérer un grand homme comme aliéné, que les éclairsd’intelligence d’un maniaque ne nous autorisent à l’ad-mettre parmi les hommes raisonnables. A-t-on jamaissongé à trouver dans le cardinal de Richelieu l’étoffed’un fou? Eh bien! ce grand politique, cet homme simaitre de ses pensées, était sujet à des accès de mé-lancolie et à des crises choréiformcs « pendant les-