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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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quelles il sauluit, riait, hennissait comme un chevalune heure durant, après quoi, il se couchait, et rienne paraissait plus au réveil. » ( Corresp . de la prin-cesse Palatine .)

Que si vous vous appuyez sur quelques habitudesfamilières aux esprits contemplatifs , sur quelquesactions plus ou moins bizarres au point de vue de la viecommune, sur des hallucinations plus ou moins prou-vées, pour nous présenter Socrate comme un fou (1),j’interrogerai sa vie, son enseignement ; et cette vietout entière, et cet enseignement immortel témoignerontnon-seulement de l’intégrité de la raison, mais mêmedu bon-sens pratique du grand philosophe dans les dé-tails de la vie privée. Toujours maître de lui-même

(l) Lélut, le démon de Socrate ; voiraussi du même écrivain V Amu-lette de Pascal. On peut regarder comme résultant du même courantd’idées un mémoire lu à l’Académie de médecine en < 840, sur Maho-met considéré comme aliéné. Nous avons vu ce qu’il fallait en penser.Constatons ici, d’après le témoignage de toute l’antiquité, et contraire-ment à la théorie de M. Moreau, que Socrate jouissait d’une excellentesanté, et qu’on ne le vit jamais malade. (V. Aulu-Gelle, Nuitsattiques , etc.) Sans doute, le mol folie n’est pas pris par les éminentsobservateurs que je viens de nommer dans sa signification absolue, oudans un sens aussi étendu qu’on l’entend vulgairement; mais enfin, l'hal-lucination, u ce signe par lequel se révèle, chez les hommes de génie lavéritable origine de leurs puissantes facultés h, n'en est pas moins pournos confrères un fait morbide, indice d’une prédisposition très-réelleà la folie. (Moreau, loc. cit p. 490-91.)