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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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comme de ses passions, il supporte avec calme l’humeuracariâtre de sa femme. Chef de famille, il supplée parl’ordre et l’économie à la fortune qui lui manque. Lors-que la patrie réclame le secours de son bras, il se con-duit enbrave, et sauve lesjours deXénophonà Délium.Si, malgré son éloignement pour les affaires publiques,il exerce les fonctions de prytane, c’est pour résisterà la tyrannie des Trente. (Nourrisson, Tableau desprogrès de la pensée humaine.) Quant à son ensei-gnement, jamais peut-être, dit l’écrivain distingué quenous citons ici, homme n’a autant fait pour la philo-sophie. Lui assigner un nouveau point de départ, laconnaissance de l’homme ; un nouveau but, le perfec-tionnement moral ; une nouvelle méthode, l’induction,voilà ce qu’a fait ce sublime halluciné ! — Quelle étaitdonc la nature de ces hallucinations, ou de ce démonfamilier sur lequel il revient souvent sans s’en expli-quer formellement? « Est-ce une menterie et une fable,ou quoi? dit un personnage de ses dialogues. Quantamoi, il me semble que, tout ainsi comme Homère feintque Minerve assistoit à tous les travaux pénibles d’U-lysse, ainsi, dès le commencement, la divinité attacheà Socrate une vision qui le guidoit en toutes actionsde sa vie : laquelle vision marchant devant luy, étoitcomme une lumière en affaires où l’on nevoyoit goutte,